Un incendie d'atelier, un dégât des eaux majeur, et voilà votre garage fermé pour deux, trois, parfois six mois. Les réparations sont couvertes par la multirisque. Mais qui paie les salaires, le loyer et les charges pendant que le chiffre d'affaires est à zéro ? C'est exactement le rôle de la garantie perte d'exploitation, la plus mal comprise et la plus vitale des garanties d'un garage.
Perte d'exploitation : de quoi parle-t-on ?
La perte d'exploitation (PE) indemnise la marge brute que votre entreprise ne dégage plus pendant la période d'interruption ou de réduction d'activité consécutive à un sinistre garanti. Elle sert à payer ce qui continue de tomber quand l'activité s'arrête : salaires, loyer, échéances, charges fixes, et à préserver le résultat.
Sans elle, une entreprise saine peut mourir d'un sinistre pourtant bien indemnisé : les murs sont réparés, mais la trésorerie n'a pas survécu aux mois sans recettes.
Le piège : « frais supplémentaires » n'est pas « perte d'exploitation »
Beaucoup de contrats garage d'entrée de gamme ne comportent pas une vraie PE, mais une simple garantie de frais supplémentaires d'exploitation : la location d'un local provisoire, d'un pont élévateur de remplacement, des frais de réinstallation. C'est utile, mais cela ne compense pas la marge brute perdue.
Pourquoi c'est critique pour un garage en particulier
- L'outil de travail est concentré : un seul atelier, des équipements lourds (ponts, banc de géométrie, cabine de peinture) longs à remplacer.
- Les délais de réouverture sont longs : décontamination après incendie, commandes d'équipements, remise en conformité. Trois à six mois ne sont pas rares.
- La clientèle est volatile : un client dont la voiture doit être entretenue ne peut pas attendre. Chaque mois de fermeture érode le fonds de commerce.
- Les charges continuent : salaires des mécaniciens (qu'il faut garder pour redémarrer), loyer, crédits de matériel.
Comment bien dimensionner sa perte d'exploitation
- La base : votre marge brute annuelle (chiffre d'affaires moins charges variables), pas votre chiffre d'affaires ni votre résultat net.
- La période d'indemnisation : le temps réaliste de réouverture complète, clientèle retrouvée comprise. 12 mois est un minimum prudent pour un atelier équipé ; 18 à 24 mois se justifient si vos équipements sont spécifiques.
- La franchise : souvent exprimée en jours d'interruption. Plus elle est courte, mieux c'est.
- Les extensions utiles : carence des fournisseurs, impossibilité d'accès, honoraires d'expert.
Ce que nous avons négocié sur Axeria Garage
Dans les conditions standard du marché, la perte d'exploitation d'un contrat garage se limite souvent aux frais supplémentaires. Dans le cadre de notre partenariat Axeria Garage, la vraie couverture de perte d'exploitation est incluse au contrat, sans surcoût sur le tarif de base : la marge brute est indemnisée pendant la période d'interruption, pas seulement les frais annexes.
Avec l'échéance du 1er janvier 2027 qui s'annonce pour de nombreux contrats Axeria (voir ce qui change en 2027), c'est le bon moment pour vérifier ce point : la différence ne se voit pas sur la prime, elle se voit le jour où l'atelier ferme.
Votre garage survivrait-il à 3 mois de fermeture ?
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