Être désigné tuteur ou curateur d'un proche est une mission de confiance qui engage votre responsabilité personnelle. Sans formation préalable ni accompagnement, il est facile de commettre des erreurs : parfois lourdes de conséquences pour votre proche et pour vous. Voici les 5 erreurs les plus fréquentes que nous observons.

Erreur 1 : réaliser un placement sans autorisation du juge

C'est l'erreur la plus courante. Sous tutelle, tous les actes de gestion du patrimoine qui dépassent les actes courants doivent être autorisés par le juge des tutelles. Cela inclut notamment l'ouverture ou la clôture d'un contrat d'assurance-vie, un placement sur un compte d'épargne bloqué, l'achat ou la vente d'un bien immobilier.

Réaliser un placement sans autorisation expose le tuteur à une mise en cause personnelle et peut entraîner l'annulation de l'opération. La bonne démarche : soumettre une requête au juge des tutelles en exposant la nature, le montant et la justification du placement envisagé.

Comment éviter cela : avant tout mouvement de fonds significatif, demandez-nous de vous aider à rédiger la requête. Un dossier bien présenté obtient l'autorisation plus rapidement et évite les allers-retours.

Erreur 2 : un compte rendu de gestion annuel incomplet

Le tuteur est obligé de remettre chaque année un compte rendu de gestion au greffier en chef du tribunal judiciaire. Ce document doit retracer tous les actes accomplis pendant l'année : recettes, dépenses, placements, ventes, achats. Un compte rendu incomplet ou mal présenté peut entraîner des questions du juge, des délais, voire une mise en cause de votre gestion.

Les erreurs fréquentes : oublier de mentionner un mouvement sur un compte courant, ne pas justifier les dépenses importantes, ne pas décrire l'évolution du patrimoine global.

Erreur 3 : laisser des fonds dormir sur un compte courant

Par peur de faire une erreur, de nombreux tuteurs laissent des sommes importantes sur le compte courant de la personne protégée : parfois pendant des années. C'est une erreur de gestion : le tuteur a une obligation de gestion prudente et diligente, ce qui inclut de faire fructifier les avoirs de manière sécurisée.

Les placements autorisés sans demande spéciale au juge (Livret A, LEP, dépôts à terme à capital garanti) permettent de générer un rendement sans prendre de risque. Notre rôle est de vous proposer ces solutions et de constituer le dossier nécessaire.

Erreur 4 : ne pas adapter les solutions à l'évolution de la personne

La situation d'une personne protégée évolue dans le temps : état de santé, besoins financiers, composition du patrimoine, régime de protection (mainlevée possible). Beaucoup de tuteurs mettent en place des solutions lors de la prise de la mesure de protection... et ne les revoient jamais.

Un accompagnement annuel avec un conseiller spécialisé permet d'adapter les placements et couvertures à la situation réelle : et de préparer sereinement la transmission du patrimoine.

Erreur 5 : gérer seul sans se faire accompagner

Être tuteur familial n'est pas un métier. Vous gérez le patrimoine d'un proche, souvent avec peu de connaissances juridiques et financières, en portant en plus le poids émotionnel de la relation familiale. Se faire accompagner par un professionnel spécialisé n'est pas un aveu de faiblesse : c'est la meilleure façon de protéger à la fois votre proche et vous-même.

Chez Manekineko, notre service aux tuteurs familiaux est proposé gratuitement : nous sommes rémunérés par les produits financiers que nous mettons en place, sans coût supplémentaire pour la personne protégée. Une aide précieuse, sans surcoût.

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